Si le solstice d'hiver est bien le jour le plus court de l'année, la période qui commence le 25 Kislev du calendrier juif correspond à la période où il y a le moins de lumière. En effet, la lune est entièrement pleine et la nuit est très sombre.

Le Talmud (Avoda Zara) raconte l'histoire suivante.

Le premier homme s'était rendu compte que les jours devenaient de plus en plus courts, que la température baissait. Il craignait que le monde ne retourne à l'état de Tohou Bohou originel comme avant la création. Il décida alors de faire une prière le soir et d'allumer un bougie. Le deuxième soir, il fit deux prière et alluma deux bougies. Le troisième soir, trois prières et trois bougies, et ainsi de suite pendant huit jours. Le huitème jour, il se rendit compte que la lune recommençait à s'éclairer et que les ténèbres reculaient lentement. Il décida alors de reproduire ce rite chaque année afin de participer à la lutte contre les ténèbres.

Les livres des Maccabées, qui racontent l'histoire de la lutte des Hasmonéens contre le pouvoir séleucide ne font pas mention du miracle de la lumière. Ce n'est que dans la Gemara, soit plusieurs siècles après les événements mentionnés qu'il est fait mention pour la première fois du miracle et de l'allumage des bougies.

Le texte raconte un débat entre Hillel et Shammaï. Celui-ci proposait d'allumer huit bougies le premier soir, sept le second et ainsi de suite, tandis qu'Hillel considérait qu'il fallait allumer une bougie le premier soir, deux le second et ainsi de suite. C'est cette position qui a finalement été adoptée par les Sages.

D'aucuns racontent aussi que cette période de l'année correspond à la fin de la période de cueillette des olives, et qu'il y aurait un lien entre l'allumage des bougies, à l'origine des fioles d'huile d'olive, huile utilisée aussi pour le candélabre du Temple de Jérusalem, et ce moment de l'année agricole.

Quelle que soit l'origine ou l'explication de la fête de Hanouccah, elle symbolise l'espoir et est un moment de joie communautaire et familiale.

Voici une hanoukia qui se trouve dans la synagogue italienne de Jérusalem.

Synagogue_italienne_J_rusalem_d_c